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Chambre du commerce et d’industrie du Burkina Faso : des commerçants accusent le président de gestion clanique et discriminatoire  12 octobre
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ZOODOACTU.Dénoncer la gestion de la Chambre du commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) qu’ils jugent clanique, c’est ce qui a motivé le point de presse animé par le Réseau des acteurs économiques et l’Association Burkimbi. C’était ce mercredi 11 octobre 2017 à Ouagadougou.

Ils se sentent abandonner, rejeter par les plus hauts responsables de la Chambre du commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF). C’est en tout cas l’impression que le Réseau des acteurs économiques et l’Association Burkimbi nous ont donné ce mercredi 11 octobre 2017 à l’issue du point de presse qu’ils ont animé. Pour cette énième rencontre avec les hommes de médias, ces commerçants qui ne se retrouvent plus en phase vis-à-vis de la gestion de la CCI-BF, n’ont pas fait dans les détails. Ils sont catégoriques la gestion de cette prestigieuse institution est devenue une affaire de clan. Ils accusent directement le président de la Chambre du commerce et d’industrie du Burkina Faso, Mahamadi Sawadogo à qui ils reprochent une gestion clanique de l’institution dont il à la charge. Si la prise des rênes de l’institution par ce dernier a suscité un grand espoir auprès des acteurs économiques burkinabè, cet espoir s’est vite brisé à cause de la gestion décriée a confié effet le secrétaire général du réseau des acteurs économiques, Salif Bamogo. Il soutient que la gestion clanique et discriminatoire est devenue le maître-mot à la CCI-BF malgré les multiples interpellations faites par ses camardes et lui pour attirer l’attention de l’équipe dirigeante de la CCI-BF. Selon ses explications, plusieurs élus consulaires ne sont pas associés au fonctionnement de la structure et pire, les décisions sont prises de façon unilatérale. Autre information qu’il a partagé, c’est les formations initiées par l’institution. Il soutient en effet que les formations organisées au profit des associations des acteurs du secteur informel ont contribué à attiser la gestion clanique tant décriée. Pour justifier ses propos, Salif Bamogo a indiqué que tout récemment des associations ont été cooptées pour bénéficier de financement à l’issue d’une formation organisée par l’institution. Soucieux donc de voir une Chambre de commerce au service de tous les acteurs économiques et prenant en compte les aspirations, les propositions, les idées de tous, le principal conférencier du jour a formulé des revendications résumées en quatre points. Il s’agit de l’audit sur la gestion de la CCI-BF par l’ex-présidente Alizèta Gando ; plus de clarté dans la gestion de l’institution par l’équipe en place actuellement ; associer tous les élus consulaires à la gestion de la CCI-BF ; désigner un patronat.
Actualité oblige, les conférenciers sont revenus sur les mouvements de certaines associations plaidant pour la libération des généraux Djibril Bassolé et Gilbert Diendéré ; de même que sur les actions entreprises par Nana Tibo pour le retour de l’ex-président du Faso, Blaise Compaoré. Pour ce qui est donc de la libération des généraux incarcérés à la MACA, ils ont invité lesdites associations en l’occurrence commerçantes à laisser la justice accomplir son devoir, et les commerçants les leurs. En ce qui concerne les actions entreprises pour le retour du président déchu, ils ont rappelé à Nana Tibo que toute chose à son temps et que le retour de Blaise Compaoré dépendra des autorités actuelles. Ils voient en cette action une source de tension au cas où la Nation ne serait pas favorable à un tel retour. « Le pire à craindre, ce sont les commerçants qui vont encore ramasser le pot cassé » déplore Salif Bamogo.

Edoé MENSAH

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