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Scission au Groupe parlementaire UPC : Daouda Simboro et ses pairs s’expliquent  9 octobre
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ZOODOACTU. Le Groupe parlementaire Union pour progrès et le changement -renouveau démocratique (GP/UPC-RD) était face à la presse ce dimanche 8 octobre 2017 à Ouagadougou. Les membres dudit groupe, qui se réclament de l’UPC, ont partagé avec les médias les raisons de la création de cette nouvelle configuration de l’UPC.

Depuis ce 4 octobre 2017, l’organisation au sein de l’Assemblée nationale a connu un chamboulement. En effet, un nouveau groupe parlementaire a vu le jour. Il s’agit du groupe parlementaire Union pour progrès et le changement : renouveau démocratique (GP/UPC-RD).

Ce sont 13 députés, sur les 32 que compte l’Union pour le progrès et le changement (UPC), qui ont pris la décision de sortir du groupe parlementaire de tutelle UPC, afin de créer celui de l’Union pour progrès et le changement : renouveau démocratique, qui aspire à plus de démocratie et la défense du manifeste de l’UPC, selon le président Daouda Simboro.

Il justifie la création de ce nouveau groupe parlementaire par l’absence de liberté de penser et d’expression du député, l’absence de liberté de vote du député conformément aux dispositions de l’article 85.3 de la Constitution, l’absence d’équité dans le traitement des députés et parfois, le manque d’égards pour certains. Définissant la démocratie comme étant un processus qui exige une gestion basée sur la transparence, une vision commune des principes et des valeurs communément acceptées, le tout résultant d’un consensus construit sur la dynamique du débat contradictoire, Daouda Simboro confie qu’aujourd’hui, ses 12 compagnons et lui vivent un déni de démocratie interne matérialisé par l’instauration de la pensée unique et du culte de la personnalité, annihilant ainsi le droit à toute opinion contradictoire.

« C’est pour restaurer et instaurer cette manière de faire au sein de notre nouveau groupe parlementaire que nous avons pris la décision de nous tourner résolument vers ces valeurs de démocratie et de tolérance », a-t-il soutenu.

Un nouveau groupe parlementaire vers la création d’un nouveau parti politique ?

Si la création de ce nouveau groupe parlementaire peut être perçue par certains comme étant une implosion du parti ou même un pas vers la création d’un nouveau parti politique, Daouda Simboro est catégorique : « Nous sommes des députés de l’Union pour le progrès et le changement. L’UPC est, et reste notre parti ». Il rappelle par la même occasion qu’un groupe parlementaire n’est pas un parti et surtout qu’aucun député n’est contraint de s’affilier à un groupe parlementaire. Tout en rassurant par ses propos les militants, partisans et sympathisants de l’Union pour le peuple et le progrès, de même que les responsables du parti du Lion de l’attachement des 13 au parti ainsi qu’à ses valeurs, il n’a pas hésité non plus à formuler des critiques sur la gestion du parti, à l’encontre des plus hauts responsables.

Le principal conférencier du jour déplore, en effet, le fait que ces derniers, refusant tout débat contradictoire démocratique, ont verrouillé les instances du parti et ont décidé d’embrigader les députés du parti. Il les accuse également de planifier une opération de destruction de ceux qui ont des points de vue contraire aux leurs. Parlant donc des plus hauts responsables, les 13 députés, par la voix de leur président, ont rassuré qu’ils ne sont pas contre le président de l’UPC, Zéphirin Diabré. « Au contraire il sera le premier bénéficiaire de la création de ce nouveau groupe parlementaire », a-t-il soutenu. Il renchérit que « Notre action est salutaire aux actions de Zéphirin Diabré ».

Déjà un domicile saccagé après les menaces et les intimidations

Si depuis l’annonce de la création du nouveau groupe parlementaire, des rumeurs font état de menaces proférées envers certains députés, Daouda Simboro confirme. A l’en croire, des jeunes militants de l’UPC, depuis le siège du parti, se sont rendus à son domicile où ils ont menacé sa famille, de même que celles d’autres députés dont leur domicile ont également été visités.

Il confie que la journée du samedi 7 octobre 2017 a été pénible pour un des députés qui a vu son domicile saccagé par le groupe de jeunes. Si ledit groupe a commencé par des menaces et des intimidations, ces actes sont déplorés par le député Daouda Simboro. Il a également confié que le même groupe parlementaire UPC a sommé les 13 députés qui ont fait scission de donner leur démission durant les prochaines 72 heures, sous peine de regrets.

Leur action semble ne pas intimider les élus du peuple, selon les propos du président du groupe, qui ajoute qu’« aucune menace, aucune intimidation, aucune sanction ne peut, ne pourra nous empêcher de mener le combat salvateur pour la restauration, le retour aux fondamentaux de l’UPC .

Si certains militants du parti en crise n’hésitent pas à déclarer que c’est grâce à la notoriété d’un responsable du parti dont le nom n’a pas été cité que les 13 députés ont été élus, Dr. Julien Couldiati l’un des 13 n’a pas manqué de leur répondre. « Si la notoriété de quelqu’un peut faire élire un député et que sa notoriété ne peut pas le faire élire au poste qu’il désire, il y a un problème », a-t-il martelé. Le vin est donc tiré et il faut le boire. Toutefois, les 13 députés restent ouverts au dialogue. Confirmation a été donnée par le président Daouda Simboro.

Edoé Mensah

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Il y a 1 commentaire(s) pour cet article

posté le 9 octobre 2017, par Ka

Vous n’êtes que des députés de dits tube digestifs, qui sont des mouches à courir derrière une goutte de miel qui était Salif Diallo avec ses mal acquis : C’est par ce que ce dernier est décédé que vous bernez le monde. Vous ne soutenez pas réellement l’UPC, vous n’êtes que des membres profiteurs du parti. ‘’’’Car soutenir un parti politique, ce n’est pas soutenir ses avantages, ni un individu, mais les actions concrètes de ce parti qui vont pour le peuple et le développement du pays.’’’’’ Avouez le, vous voulez votre part du gâteau de la majorité, il suffit de démissionner de l’UPC et de rejoindre carrément le MPP.


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