Devant le tribunal
Devant le Tribunal : pour une histoire aussi banale, il s’en prend à la femme de son voisin enceinte  16 juillet 2017
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ZOODOACTU.T. Souleymane a été appelé à comparaitre devant le Tribunal de grandes instances de Ouagadougou ce vendredi 14 juillet 2017. Il est poursuivi pour coups et blessures sur la personne de L. Alizèta.

Ils sont des voisins de quartier et vivaient en harmonie jusqu’au soir du 2 juillet 2017 où tout a basculé. Il s’agit en effet d’une histoire banale qui a conduit T. Souleymane et L. Alizèta devant le Tribunal de grandes instances (TGI) de Ouagadougou ce vendredi 14 juillet 2017. A en croire le procureur, tout est parti d’une bagarre qui a eu lieu entre la fille de ménage de la victime et un jeune du quartier. Le mari de la victime sorti de chez lui, s’est rendu sur le lieu de la dispute avec l’intention de comprendre la raison pour laquelle la fille de ménage de sa femme a été battue. C’est durant les discussions avec l’agresseur de sa fille de ménage que va intervenir celui qui sera l’agresseur de sa femme à savoir T. Souleymane. A en croire la femme en question, le présumé s’est opposé au fait que son mari vienne demander des comptes au jeune homme qui a frappé la petite fille en question. C’est donc à partir de là que les choses vont véritablement déraper lorsque L. Alizèta a demandé à son mari de rentrer à la maison car les jeunes à qui il s’adresse, sont des drogués a confié le procureur. Ces propos de la victime n’ayant pas plus son agresseur, a conduit ce dernier à lui demandé si elle les avait déjà surpris entrain de consommer de la drogue, ou si elle leur avait remis l’argent une fois pour s’acheter le stupéfiant a-t-il ajouté. C’est alors que la bagarre a éclaté si on en croit les différentes parties, qui ne vont plus s’accorder sur la suite de l’histoire.
Selon les explications fournies par l’accusé, qui avant le début du procès a reconnu les faits qui lui sont reprochés à quelques exceptions prêts ; c’est au cours des échanges verbales que le mari de la victime s’en est pris physiquement à lui sous demande de sa femme. Ce propos sera contredit pas la partie plaignante qui a confié que le prévenu est rentré chez lui prendre une pelle pour revenir attaquer son mari derrière, qui discutait avec son père parce que se sentant frustrer. A en croire le mari, T. Souleymane l’a frappé avec une pelle et quand il a réussi à retirer ladite pelle de ses mains qu’il a jeté au sol ; il s’est projeté sur sa femme enceinte de cinq mois, qu’il a mis au sol en lui rouant des coups de pied sur le ventre. « Quand j’ai voulu porter secours à ma femme, son père avec qui je discutais, a cherché à m’empêcher en me tenant par les colles » a soutenu l’époux de la victime. Il a souligné que n’ayant trouvé aucune autre alternative, il a déchiré la chemise qu’il portait pour se dégager des mains du père du prévenu et a réussi à maîtriser l’agresseur. C’est donc suit à cela qu’il a jugé bon avec l’approbation de sa femme de porter plainte a-t-il indiqué. Si jusque là, T. Souleymane a reconnu s’en être pris physiquement à la femme en question, il rejette cependant lui avoir administré des coups sur le ventre. Pour sa défense, il a appelé à la barre un de ses amis, témoin de la scène qui a corroboré ses propos. Il faut rappeler que pour rendre crédible ses propos, la plaignante également a appelé son mari qui a témoigné en sa faveur.

Le procureur pour sa réquisition, a demandé au Tribunal de reconnaitre coupable l’accusé de coups et blessures et le condamner à une peine d’emprisonnement de 12 mois assorti de sursis. Il faut rappeler au passage que L. Alizèta s’est constituée en partie civile dans cette affaire. Le président du Tribunal a renvoyé la délibération au vendredi 21 juillet 2017.
Il faut souligner qu’après la réquisition du procureur, le prévenu T. Souleymane a réaffirmé n’avoir pas frappé la victime sur le ventre et surtout qu’il ne savait pas qu’elle était enceinte. « Si je l’avais su, je n’allais même pas oser porter la main sur elle » a-t-il confié. Pour sa repentance, il demandé pardon publiquement à L. Alizéta. Cette dernière à son tour a accepté son pardon.

Thierry PATCHA

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