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Evolution de la conjoncture économique internationale  25 juillet
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ZOODOACTU.Au niveau mondial, l’activité économique devrait se renforcer en 2018 sur fond d’une dynamique vigoureuse, d’un état d’esprit favorable sur les marchés, de conditions financières accommodantes, ainsi que des répercussions intérieures et internationales de la politique budgétaire expansionniste aux États-Unis. Le taux de croissance économique s’établirait à 3,9% contre 3,8% en 2017, en hausse aussi bien dans les pays avancés (2,5% contre 2,3% en 2017) que dans les pays émergents et les pays en développement (4,9% contre 4,8% en 2017). En 2019, la croissance économique devrait se stabiliser à 3,9%.
L’inflation globale devrait s’accélérer aussi bien dans les pays avancés que dans les pays émergents et les pays en développement, du fait de la reprise du cours du pétrole. En effet, dans les pays avancés, elle devrait monter à 2,0% en 2018 contre 1,7% en 2017 et à 4,6% en 2018 contre 4,0% en 2017 dans les pays émergents et les pays en développement . En 2019, l’inflation globale devrait se décélérer dans les pays avancés ainsi que dans les pays émergents et les pays en développement respectivement de 0,1 et de 0,3 point de pourcentage.
Aux Etats-Unis, l’activité économique s’accélérerait en 2018, en lien avec son dynamisme observé en 2017, l’affermissement de la demande extérieure, l’impact macroéconomique attendu de la réforme fiscale de décembre 2017 (la baisse des taux de l’impôt sur les bénéfices des sociétés et la déductibilité temporaire de toutes les dépenses d’investissement) et l’augmentation attendue des dépenses publiques suite à l’accord budgétaire conclu en février 2018. Ainsi, la croissance devrait passer de 2,3% en 2017 à 2,5% en 2018. En perspective, elle s’établirait à 2,7% en 2019.
Concernant l’inflation, elle devrait passer de 2,1% en 2017 à 2,5% en 2018, avant de fléchir à 2,4% en 2019.
Sur le marché du travail, l’emploi est resté dynamique avec un taux de chômage de 3,9% en 2018 contre 4,4% en 2017. En 2019, les projections tablent sur un taux de chômage de 3,5%.
Dans la zone euro, la reprise de l’activité économique devrait s’affermir en 2018, en raison d’une demande intérieure plus vigoureuse que prévu dans l’ensemble de la zone, d’une politique monétaire accommodante et d’une amélioration des perspectives de la demande extérieure. La croissance se situerait à 2,4% en 2018 contre 2,3% en 2017. En perspective, pour 2019, il est attendu une décélération de la croissance qui s’établirait à 2,0%.
S’agissant de l’inflation globale, elle s’établirait à 1,5% en 2018 comme en 2017, en lien avec les effets de base des prix de l’énergie et de l’alimentation ainsi que la reprise économique qui portera la croissance au-dessus de son potentiel. En 2019, elle est projetée à 1,6%.
Sur le marché du travail, le taux de chômage s’établirait à 8,4% en 2018 contre 9,1% un an plus tôt. En 2019, il est projeté à 8,1%.
En France, la croissance économique devrait s’établir à 2,1% en 2018 contre 1,8% en 2017, du fait d’une bonne orientation de l’agriculture et des services marchands. En 2019, la croissance ralentirait légèrement pour se fixer à 2,0%.
Concernant l’inflation, après 1,2% en 2017, elle s’établirait à 1,5% à fin 2018, sous l’impulsion d’une remontée des prix du pétrole. En 2019, elle ressortirait à 1,6%.
Sur le marché du travail, le taux de chômage se situerait à 8,8% en 2018 contre 9,4% un an plus tôt. En perspective, il s’établirait à 8,4% en 2019.
Au Royaume-Uni, la croissance économique devrait se décélérer en 2018, en lien avec le faible niveau des investissements des entreprises projeté du fait de la hausse de l’incertitude qui entoure les arrangements post-Brexit. Ainsi, la croissance ressortirait à 1,6% en 2018 contre 1,8% en 2017. Pour 2019, les projections tablent sur un taux de 1,5%.
S’agissant de l’inflation, la diminution des capacités de production inemployées, ainsi que les répercussions de la dépréciation de la livre, devraient maintenir l’inflation à un niveau supérieur à la fourchette fixée par la Banque d’Angleterre en 2018. Elle devrait s’établir à 2,7% en 2018, comme en 2017. En 2019, l’inflation est projetée à 2,2%.
Concernant le taux de chômage, il serait de 4,4% en 2018 comme en 2017. En 2019, il s’établirait à 4,5%.
Au Japon, la croissance devrait ralentir à 1,2% en 2018 après une croissance de 1,7% enregistrée en 2017. Cependant, cette croissance serait au-dessus de la tendance, expliquée par des perspectives plus favorables pour la demande extérieure, une augmentation de l’investissement privé et le budget supplémentaire pour 2018. En perspective, elle afficherait une décélération pour s’établir à 0,9% en 2019, principalement en raison d’une baisse tendancielle de la population active.
S’agissant de l’inflation, elle devrait augmenter en 2018 pour s’afficher à 1,1% contre 0,5% en 2017, résultant de la hausse des prix de l’énergie et de l’alimentation, ainsi que de la vigueur de la demande intérieure. En 2019, le taux d’inflation devrait se stabiliser à 1,1%.
Concernant le marché du travail, le taux de chômage ressortirait à 2,9% en 2018 comme en 2017. Pour 2019, il se stabiliserait à 2,9%.
En Chine, le taux de croissance économique devrait fléchir légèrement à 6,6% en 2018 contre 6,9% en 2017, en lien avec la poursuite de l’augmentation de la dette non financière et de l’accumulation de facteurs de vulnérabilité. En 2019, la croissance économique devrait s’établir à 6,4%.
S’agissant de l’inflation, elle devrait s’accélérer pour s’établir à 2,5% en 2018 contre 1,6% en 2017, sous l’effet de la remontée des prix de l’alimentation et de l’énergie. En 2019, le taux d’inflation est projeté à 2,6%.
Sur le marché du travail, le taux de chômage s’établirait à 4,0% en 2018 contre 3,9% en 2017. En perspective, il est projeté à 4,0% en 2019.
En Afrique subsaharienne, la croissance économique devrait s’accélérer en 2018, sous l’effet de l’amélioration des perspectives des pays exportateurs de produits de base. Elle ressortirait à 3,4% en 2018 contre 2,8% en 2017. En perspective, la croissance s’établirait à 3,7% en 2019 sur fond d’amélioration de l’activité économique.
Concernant le taux d’inflation, il devrait ralentir légèrement pour s’établir à 9,5% en 2018 et à 8,9% en 2019 contre 11,0% en 2017. Cependant, l’inflation devrait rester supérieure à 10% dans les économies principales, en raison des répercussions de la dépréciation de la monnaie et de leur impact sur les anticipations inflationnistes (Angola), de facteurs liés à l’offre et de l’hypothèse d’une politique monétaire accommodante à l’appui de la politique budgétaire (Nigéria).
Dans l’UEMOA , l’activité économique est demeurée dynamique au premier trimestre 2018. La progression du produit intérieur brut réel, soutenue principalement par la vigueur de la demande intérieure, est ressortie à 6,5%, en glissement annuel, après 6,4% le trimestre précédent. Pour l’année 2018, la croissance est attendue à 6,8%, après 6,6% en 2017.
S’agissant de l’inflation, en glissement annuel, le taux est ressorti à 0,9% au deuxième trimestre 2018, stable par rapport au trimestre précédent. En moyenne pour l’année 2018, le taux d’inflation est projeté à 1,1% contre 0,8% en 2017. Cette hausse du niveau général des prix est essentiellement imprimée par la composante « Alimentation », en liaison avec le renchérissement des céréales dans certains pays sahéliens (Burkina, Mali et Niger). En perspective, les prévisions situent le taux d’inflation à 1,5%, en glissement annuel, à l’horizon de huit trimestres.
Dans certains pays environnants de l’UEMOA, notamment au Nigéria et au Ghana, l’activité économique connaîtrait des évolutions diverses.
Au Nigéria, la croissance économique devrait se situer à 2,1% en 2018 contre 0,8% en 2017, du fait de la hausse des prix, des recettes et de la production du pétrole, ainsi que des récentes mesures en matière de change qui contribuent à une augmentation de l’offre de devises. En 2019, la croissance est projetée à 1,9%.
S’agissant de l’inflation, elle se situerait à 14,0% en 2018 contre 16,5% en 2017. En perspective, elle s’établirait à 14,8% en 2019.
Au Ghana, l’activité économique enregistrerait une décélération de son rythme de croissance pour s’établir à 6,3% en 2018 contre 8,4% en 2017. En 2019, la croissance devrait s’accélérer pour atteindre 7,6%.
Concernant l’inflation, elle baisserait pour se situer à 8,7% en 2018 contre 12,4% en 2017. En perspective, elle s’afficherait à 8,0% en 2019.
Synthèse de Sana Moussa avec DGEP

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