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Maître Anta Guissé, l’avocat de l’Etat burkinabè : " le dossier est loin d’être vide "  14 juin
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ZOODOINFOS.Une extradition ou non ? La justice française n’a pas encore tranché sur le sort de François Compaoré, le frère de l’ancien président burkinabè déchu, Blaise Compaoré. Le Burkina Faso a émis un mandat d’arrêt contre François Compaoré, arrêté à Paris en octobre. Il est mis en cause dans l’enquête sur l’assassinat en 1998 du journaliste Norbert Zongo. Finalement, la justice française a renvoyé sa décision au 3 octobre prochain.

C’était l’une des trois possibilités : soit un avis favorable à l’extradition, soit le rejet de cette demande d’extradition ou bien la demande d’informations complémentaires.

C’est cette dernière option qu’a choisie la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris, qui demande notamment à la justice burkinabè de lui fournir des éléments matériels et précis de nature à prouver l’implication de François Compaoré dans l’assassinat de Norbert Zongo et de ses compagnons d’infortune.

Trois mois

La décision est renvoyée au 3 octobre 2018. La justice burkinabè a donc trois mois pour fournir ces éléments. Pour les avocats de François Compaoré, cela signifie comme ils l’ont toujours dit qu’il n’y a rien dans ce dossier, aucune preuve, aucun élément tangible. Pierre-Olivier Sur se déclare donc tout à fait confiant. Il met même en garde la justice burkinabè de ne pas produire de « faux éléments ». C’est ce qu’il nous a dit à la sortie de la salle.

Dans le camp adverse au contraire, pour maître Anta Guissé, l’avocat de l’Etat burkinabè, ce nouveau renvoi n’a rien de décevant. S’il n’y avait rien dans le dossier, la chambre d’instruction aurait tout simplement rejeté la demande d’extradition, explique l’avocate. Il faut donc se munir de patience, selon elle, car le dossier est loin d’être vide comme le déclarent les avocats de François Compaoré.

Zoodomail.com avec RFI

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Il y a 3 commentaire(s) pour cet article

posté le 13 juin 2018, par Le Kolgwéogho

Le tout puissant François COMPAORE en errance ! Qui l’eût cru ? François compaoré suant, bavant, fuyant le Burkina Faso ? WOH ! Dieu seul est fort. La terre libre du Burkina Faso l’attend stoïquement avec les âmes de toutes ses victimes ; connues ou inconnues.


posté le 14 juin 2018, par Ka

Qu’il pleuve ou qu’il neige, sous le régime du président au cœur du Christ qui est Roch Kaboré, les vrais criminels qui se disent malins et puissants ne dormiront pas tranquille. J’ai connu le jeune Banquier a son bureau a la BIB, une personne de type sangsue très maniable par tous, mais quand il décide de piquer, il ne veut laisser aucune goutte de sang échappé de sa gorge. Qu’il soit un Diendéré Gilbert, Un François Compaoré, Un Djibril Bassolé, tous mêlés aux anciens crimes de sang et qui se disent amis a se président mouta mouta y passeront par la justice.

Pour ce président maniable par tous, il y a un point qu’il ne badine pas, ‘’’’la promesse et la parole donnée.’’’’ Si je me permets de dire que le régime Roch Kaboré se rattrapera des erreurs du passé comme les crimes de sang en respectant ses promesses et sa parole donnée ce n’est pas que je défends ce régime, loin de là : Voilà ce que le président mouta mouta promettant a son peuple, et aussi à celles ou ceux, plus de 50% l’ont voté : ‘’’A l’occasion de célébration du 57e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso dans son discours radiotélévisé, il a dit au peuple ; ‘’Nous devons tout faire pour que la justice soit rendue dans toutes (les) affaires sensibles pour aider notre peuple à se réconcilier avec son histoire, pour ramener la paix des cœurs et créer les conditions propices à la contribution de tous les Burkinabè à l’œuvre de construction nationale."
"La réconciliation nationale reste un enjeu majeur que nous devons réussir, dans l’intérêt supérieur de la nation", a-t-il dit.

La justice militaire, une juridiction d’exception, doit solder une longue série de dossiers, dont principalement ceux du putsch manqué de septembre 2015 et de l’assassinat du "père de la révolution" burkinabè, le capitaine Thomas Sankara, tué lors du coup d’Etat qui porta l’ex-président Blaise Compaoré au pouvoir en 1987.

Également en instance, le dossier du journaliste d’investigation Norbert Zongo, tué en 1998 avec trois compagnons, a connu une évolution avec la mise sous contrôle judiciaire de François Compaoré, frère du président déchu Blaise Compaoré, poursuivi pour "incitation à assassinats".

Pour finir son discours il a dit "saluer l’avancée des dossiers pendants devant la justice", tout en rappelant aux acteurs chargés de les vider que "la soif légitime de justice des Burkinabè reste intacte."

Si ce président nommé Roch Kaboré, digne fils de Bila Kaboré et sa clique ne tienne pas leurs paroles et leurs promesses, aucun lecteur du pays des hommes intègres ne s’aventura à voter en 2020 un enfariner menteur et trompeur. Ce qui a fait couler le navire de la famille Compaoré, ce sont les non respects des paroles et des promesses données. Et Roch Kaboré a ça dans sa mémoire.


posté le 14 juin 2018, par Boucher a peur de couteau

Hier seulement, ce petit president se croyait immortel, intouchable, etc. Aujourd’hui, c’est lui qui court dans tous les sens pour échapper à la prison. Il sait très bien en âme et conscience que c’est bien lui qui a commandité l’assassinat du célèbre journaliste Norbert Zongo et ses 3 compagnons. Un vrai peureux qui profitait du pouvoir de son grand-frère pour se faire voir, jouer au gros dos, faire son petit malin, alors qu’en fait il n’est rien, il ne vaut rien et il ne sera rien. Si la justice des hommes n’arrive pas à le juger, celle des ancêtres, de Dieu ne va pas le louper. A cause de lui, son grand-frère est là où il est. La France peut faire ce qu’elle veut avec ce mouillard ; l’extrader ou pas. Nous au Faso, on la regarde faire.
Signé : L’Etalon Enragé mais Serein


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