Devant le tribunal
Devant le Tribunal : un faux livreur dans les filets  31 mai
Version imprimable de cet article Version imprimable

ZOODOACTU.Ce mardi 29 mai 2018, Monsieur I.F. a comparu devant le tribunal de grande instance de Ouagadougou pour répondre des faits d’abus de confiance à l’endroit de ses employeurs.
En effet, Monsieur S.F et O.A sont copropriétaires d’une boulangerie à Ouagadougou. Un bon jour, dans le mois d’avril, un jeune homme, monsieur I.F, se présente à la boulangerie et dit être à la recherche d’un emploi. Il se propose de faire la livraison des baguettes de pain dans la capitale et de collecter quotidiennement les sommes qu’il remettrait ensuite, en contrepartie d’une rémunération mensuelle. Sur cette base, S.F et O.A n’ont pas trouvé d’inconvénient et entreprirent donc de l’embaucher.
Au départ tout allait bien. Chaque soir, l’inventaire était fait et pas un iota ne manquait. Quelques mois plus tard, après avoir gagné la confiance de ses employeurs, I.F se faisait de plus en plus rare les soirs. Il venait quand bon lui semblait, et souvent, même venu, il y avait toujours des écarts dans les entrées. Toutes les fois, une excuse était pondue et une promesse de recouvrement était servie. L’une des raisons qu’il avançait le plus, c’est qu’il traversait des moments difficiles et que le tout se règlerai d’ici peu...
S.F et O.A restèrent patients et s’en tinrent aux dires de l’intéressé, espérant toujours recouvrer les manques. Des jours passèrent, des mois… . Aucune nouvelle du livreur. Après un décompte, ils s’aperçurent que I.F avait creusé un trou de 541 290 FCFA, avant de disparaitre de la circulation. Il poursuivi pour autant en cachette son métier de livreur, mais pour le compte d’une autre boulangerie de la place.
C’est avec surprise que S.F et O.A, eux qui étaient jusque-là restés patients et compréhensifs, découvriront le jeu du faux livreur. Il s’avère que c’est une pratique assez récurrente chez lui. Ils chercheront alors à le retrouver pour mieux comprendre son acte.
Sans explication ou excuse nouvelles à produire à ces derniers, des procédures seront entamées pour que le livreur démasqué puisse répondre de ses faits devant les juridictions.
A la barre ce mardi 29 mai 2018, l’accusé ne nie pas les faits. Il reconnait qu’il doit 541 290 FCFA à I.F et à O.A. Il indique que c’est du à des problèmes familiaux qu’il n’a pas pu honorer les clauses du contrat qui les liaient.
Suite à son intervention, le procureur a donc demandé 12 mois assortit de prison pour l’accusé et le remboursement de la somme due.
Le tribunal, allant dans le même sens, a campé sur la demande du procureur. Il a requis 12 mois assorti de sursis pour l’accusé et lui a instruit le remboursement des 541 290 FCFA.

GH

Répondre à cet article

 

 

ZOODO TOP TEN