Devant le tribunal
Devant le tribunal : 36 mois de prison, pour le maire de la commune de Pouni.  6 avril
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ZOODOACTU.Finalement, en délibéré, ce 22 mars 2018, le maire de la Commune rurale de Pouni a été condamné à une peine de prison ferme de 36 mois, et, au remboursement des sommes qu’il doit à ses débiteurs, soit plus de 316 millions FCFA.

Ainsi en a été le verdict. Un verdict qui devait être prononcé en délibéré ce 15 mars dernier, mais qui s’est vu reporté en cette date du 22 mars dernier...

L’ex maire de la commune rurale de Pouni, Ido Dieudonné, et sieur Neya Rasmané, avaient comparu ce 22 février 2018, devant le Tribunal de Grande instance de Ouagadougou pour répondre de faits de commerce incompatible et d’escroquerie, en ce qui concerne le maire, et de complicité d’escroquerie, pour Neya...

Cette escroquerie porte sur la somme de plus de 316 millions FCFA. Le maire avait dès lors reconnu les faits, cela en usant de son titre de maire de la commune rurale de Pouni.

Il avait donc contacté des commerçants de céréales, pour se faire livrer des vivres au profit de 36 cantines scolaires de la commune...

Sauf que ce n’était même pas une commande de la commune, mais un deal du maire qui voulait donner en garantie une certaine somme pour un marché de construction de logements sociaux qu’il avait eu en Côte-D’Ivoire.

Il a ainsi grugé des commerçants de la localité et alentours, et plus de 7000 sacs de vivres (haricot, riz, sorgho) et 500 bidons d’huile de 20 litres ont été livrés, au total...

Et pour avoir son argent pour garantir son marché en Côte D’Ivoire, il faisait vendre les denrées par sieur Neya, cela à moindre coût...

Et cela au marché de Tita, une localité voisine. Sieur Neya revendait les vivres à des prix dépassant toute concurrence. Car des sacs de maïs achetés à 16 000 FCFA étaient revendus à 14 750 FCFA, et, d’autres vivres qui coûtaient 30 000 FCFA le sac l’étaient à moitié prix...

Le maire explique qu’en fin de compte, il devait encaisser une somme avoisinant 150 millions FCFA, mais au bout du compte, c’est près de 76 millions FCFA qu’il a eu...

Il explique ces actes par le fait qu’il a été attributaire du marché de construction de logements sociaux en Eburnie. N’ayant donc pas de quoi verser comme caution pour commencer les travaux, il a dû recourir à cette manœuvre, en bernant les commerçants...

Il explique par ailleurs que les travaux sont en cours, et qu’il compte sur cet argent pour rembourser les créanciers...
Sauf que les choses l’ont rattrapé et qu’il doit en payer le prix devant la loi, qui est stricte. Il écope ainsi de la peine de 36 mois de prison ferme et à payer aux créanciers la somme de plus de 316 millions FCFA...

Claire Lebœuf

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Il y a 7 commentaire(s) pour cet article

posté le 6 avril 2018, par Ka

Ô Là Là ! Monsieur l’ex maire de Pouni, vous êtes dans la merde ; Et ce n’est pas ma petite fille aimée de tout le peuple Burkinabé, la charmante Amytie Meria, la choue de choue de Poni, qui vous pardonnera. Chacun récolte ce qu’il a semé.


posté le 6 avril 2018, par KSM

C’est pitoyable. Ces comportements ternissent davantage l’image de l’élu.


posté le 7 avril 2018, par Origine

Dire que ce monsieur est un promotionnaire du Lycée qui semblait briller à l’école et qui finit dans des histoires pareilles est choquant ! Si ce maire est de l’UPC, en voilà une histoire qui ternit l’image de ce parti politique.


posté le 9 avril 2018, par Badpress

Il n’est pas UPC mon cher ami mais plutôt du parti au pouvoir MPP


posté le 10 avril 2018, par Franze

@origine. Ce qui est sùr il brillait plus que toi. Il s’est égaré, vivement qu’il retrouve sa voie


posté le 12 avril 2018, par "LE VIEUX"

TU AS QUEL PROBLEME AVEC L’UPC ?
TOUTE LA POURRITURE DU BURKINA SE TROUVE DANS TON MPP "ELEPHANT AUX PIEDS D’ARGILE".


posté le 12 avril 2018, par TOUDOU

Ce maire a une histoire triste. En 2012, il militait à l’UPC. Pour avoir mal géré les fonds de la campagne de 2012, il a été exclu de l’UPC. Il a alors rejoint le MPP avec armes et bagages. Et il a réussi à se faire élire maire.Mmalheureusement les vielles habitudes ont la peau dure ! Dommage car il est issu d’une famille respectable. Son père, Ido Batia Dominique est un des premiers ingénieurs du développement rural de notre pays. Il a même été ministre sous le régime des colonels, le Comité Militaire pour le Redressement et le Progrés national (CMRPN) du Colonel Say Zerbo ( 1980-1982)


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