Devant le tribunal
Devant le tribunal : véritable puzzle dans cette vente de parcelle à Boulmiougou...   7 février
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ZOODOACTU.Affaire que l’on pourrait résumer en une forme de losange, géométriquement parlant, devant le Tribunal de grande instance de Ouagadougou, ce lundi 05 février 2018.

Voilà sieur Nacanabo, qui se dit agent immobilier, qui achète un numéro inscrit sur un carton d’une personne qui est résidente dans une zone non-lotie, cela depuis plus de 10 ans, en vue des lotissements, dans la commune de Boulmiougou. Il achète le carton où se trouve le numéro de recensement à 600 000 FCFA des mains de Sourweima S., le proprio.

Près de 10 ans après, la parcelle est attribuée au nom dudit Sourweima, puisque c’est son identité qui y figurait lors des recensements.

Nacanabo, qui avait son numéro de recensement acheté par devers Sourweima, localise le coin après les attributions, cela plus de dix ans après donc, et cherche à le vendre. Il va se confier à une deuxième personne, I. Jules, et lui montre où se trouve l’emplacement de la parcelle en question.

Il se trouve aussi que Jules est démarcheur. Et le jour où Nacanabo parlait avec celui-ci, il y avait un certain Emile, démarcheur aussi, qui a pris par la suite les choses en mains. Troisième personne donc, dans cette affaire.

Emile fait établir une Carte nationale d’identité burkinabé au nom de K. Sibila, une de ses connaissances, avec le nom de l’attributaire de la parcelle, Sourweima S.

Voilà donc la quatrième personne dans ce mic-mac.

Ainsi, la parcelle est vendue à dame Niampa, par le biais d’un de ses proches, à hauteur de 8 millions FCFA.

C’est plus tard que les choses ont été découvertes par la gendarmerie, parce que la carte d’identité en question de Sibila, qui se faisait passer pour Sourweima, a fait que les pandores ont eu la puce à l’oreille.

Outre cela, il se trouve que cette parcelle vendue l’avait auparavant été à un autre pandore, mais qui, heureusement, n’a pas déboursé les sous...

En résumé, Nacanabo a acheté un carton numéroté de recensement pour lotissement avec un certain Sourweima, dont il a perdu les traces. Le numéro de carton ayant été attributaire de la parcelle, Nacanabo, plus de 10 ans après, décide de la vendre après avoir vérifié qu’il en était attributaire, cela à partir du numéro su le carton qu’il détenait. Entrant en jeu Jules, ainsi que Emile, qui fait établir une fausse pièce d’identité à Sibila, qui porte l’identité de Sourweima. La parcelle est ensuite vendue à 8 millions FCFA à dame Niampa, et c’est Hamado N. qui en est le démarcheur...

Donc, les quatre personnes sont poursuivis pour faux et usage de faux, ainsi que d’escroquerie.

Mais il demeure que la défense de sieur Nacanabo, Me Roger Niampa, démontre que ce n’est pas une parcelle traficotée, mais c’est la manière de la vendre par les démarcheurs qui pose problème, parce que jusque-là, personne n’a dit que c’est sa parcelle. En d’autres termes, c’est le vrai proprio de la parcelle qui est Nacanabo, sauf que la manière de la céder n’est pas bien, avec cette fausse identité de Sibila qui s’est fait passer pour Sourweima et qui a encaissé 50 000 FCFA par ailleurs de Emile...

Dame Niampa réclame en tout les cas sa parcelle, à défaut, ses 8 millions FCFA. Le Procureur estime que Nacanabo est la cause de tous ces tracas, car ayant usé de stratagèmes pour pouvoir vendre la parcelle en la confiant à des personnes qui s’y connaissent en matière de fraude. Il a requis contre lui la peine de 36 mois de prison ainsi qu’une amende de 300 000 FCFA ferme. Quant à I. Jules et K. Sibila, une peine de 30 mois et une amende de 100 000 FCFA ferme ont été requis à leur égard. En ce qui concerne N. Hamado, le Procureur estime qu’il n’est pas au courant de toutes ces fausses pièces et n’a fait que récupérer les papiers en bonne et due forme pour les remettre à l’acheteur, donc, ignorant toutes ces manigances. Le Procureur a donc requis sa relaxe, au bénéfice du doute. Affaire à délibérer 19 février prochain...

Claire Leboeuf

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