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Mouvement d’humeur des policiers : les flics se sont tirés une balle dans le pied  14 novembre
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ZOODOACTU.Un mouvement d’humeur inédit. Voilà le spectacle que les policiers ont offert aux populations burkinabè pendant 72 heures (du 25 au 27 octobre dernier) alors le droit de grève leur est interdit au terme de leur statut. Raison avancée, la satisfaction de leur plateforme revendicative. Mais au final, même si l’UNAPOL a été reçue par le Président du Faso, il reste que les flics ont perdu la bataille de l’opinion et ont même échappé belle à une correction de l’armée.

72 heures de frayeur pour les Burkinabè et surtout dans la capitale où toutes sortes de rumeur circulaient en commençant par la prétendue séquestration du ministre Simon Compaoré. Les policiers sont passés à l’étape supérieure pour disent-ils « faire avancer leurs revendications et exiger plus de respect de leur ministre de tutelle ». Il est vrai que selon nos informations, aucune négociation n’a eu lieu sur leur plateforme revendicative entre le ministère en charge de la sécurité et l’UNAPOL. Dans un contexte où plusieurs corps de métiers ont obtenu gain de cause après une grève, la tentation de faire la même chose pour l’amélioration des conditions de vie et de travail est bien grande.

Une image fortement ternie

Mais les policiers ont quelque peu oublié qu’ils n’ont pas exactement le même statut que les autres fonctionnaires. En l’occurrence, tout mouvement de grève leur est interdit. C’est peut-être pour contourner cette disposition que le mouvement d’humeur a été lancé. Dans les faits, c’est une grève sans service minimum d’ailleurs puisque les policiers ont déserté les commissariats, les avenues et les autres services (sauf les postes stratégiques touchant à la sécurité du territoire national). Ils ont même relevé leurs collègues qui assuraient la sécurité du domicile de leur ministre de tutelle et qui travaillaient à l’aéroport. Dans les rues de Ouaga, ils ont offert un spectacle digne de « forces de désordre », utilisant les moyens de l’Etat (véhicules notamment) pour exprimer leur mécontentement.

Ce qui devait donc arriver arriva. En 72 heures, les policiers ont perdu la crédibilité des corps républicains. L’opinion publique, malgré la justesse de leurs revendications, appelait dans sa grande majorité, l’Etat à sévir contre « ces flics aux comportements antirépublicains ». Conséquence, selon nos informations, ordre formel a été donné à l’armée et à la gendarmerie de mater dans les rues de la capitale, tout policier armé participant au mouvement d’humeur. A la suite de cette fatwa et comme s’ils avaient été informés, les policiers mécontents ont déserté les rues et ont rejoint pour certains leurs casernes. Il a fallu de peu que le mouvement soit considéré comme une mutinerie à écraser pour la stabilité du régime.

Au-delà des flics de façon générale dont l’image est fortement ternie, c’est l’UNAPOL qui sort affaibli de ce mouvement dont il n’a pas voulu endosser la responsabilité. Si tel était le cas, il devait appeler les policiers à cesser leurs dérives et à privilégier le dialogue. Or, l’UNAPOL est restée muette pendant 72 heures jusqu’à la fatwa de la République et à l’audience que le président leur a accordée le samedi 28 octobre 2017. Les flics viennent de se tirer une balle dans le pied et s’en trouvent affaiblis face aux autres forces de défense et de sécurité. C’est d’ailleurs tous ces évènements qui n’ont pas permis à la police nationale de participer au défilé de la fête de l’armée le 1 er novembre dernier.

Quels enseignements tirer ?
A notre sens, la police nationale souffre d’un mal être résultant d’une certaine ambigüité de leur statut. A l’occasion de ce mouvement, des voix se sont élevées pour demander la suppression de l’UNAPOl. Ce n’est peut-être pas fondé mais le débat est relancé sur ce qui est permis ou pas aux policiers dans un Etat de droit, leurs droits et devoirs. Cela doit être mis en relation avec leur formation que certains spécialistes estiment insuffisante. Qu’à cela ne tienne, il est judicieux d’engager une réflexion pour clarifier le rôle des différentes polices dans l’Etat et mettre fin à la guéguerre gendarmerie-police. Mais il ne faut pas oublier d’instaurer un dialogue franc sur leurs revendications afin de trouver des solutions durables.

Bruno Tarpaga, un citoyen

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Il y a 5 commentaire(s) pour cet article

posté le 14 novembre 2017, par Kôrô Yamyélé

- Mr le Citoyen, vous dites ’’....alors le droit de grève leur est interdit au terme de leur statut’’. Ou avez-vous dénicher cette affaire ? La police est un corps civil. La grève est interdite aux militaires et aux gendarmes. Ne confondez pas les choses. Vous pensez que ces policiers ignorent les textes qui régissent leur corps. Ne soyez pas plus royaliste que le roi. Alors fermez-là si vous n’avez rien à dire !

Par Kôrô Yamyélé


posté le 14 novembre 2017, par Kôrô Yamyélé

.....et puis Tarpage le Citoyen, tu es même hypocrite en disant : ’’....et ont même échappé belle à une correction de l’armée’’. Quelle correction l’armée va donner aux policiers. Tu es un mounakika, un chercheur de nom doublé d’un incendiaire !

Par Kôrô Yamyélé


posté le 14 novembre 2017, par Kissi

Mr Koro vous allez vite en besogne. La grève est belle et bien interdite aux policiers burkinabè. Chercher l’information juste avant de raconter les choses si non vous perdez en crédibilité comme c’est déjà le cas.


posté le 14 novembre 2017, par demain est un autre jour

Mr koro la police est un corps paramilitaire,les policiers n ont pas le droit de greve


posté le 15 novembre 2017, par Kôrô Yamyélé

- Quittez là-bas ! Rien que des gros mots qui vous dépassent ! C’est vous qui manquez de crédibilité et vous n’en aviez même pas auparavant !! Je ne suis pas policier ni n’ai aucun parent policier mais pourquoi il dit que les policiers ’’ont même échappé belle à une correction de l’armée’’ ? Pourquoi ? Notre armée est-elle donc une armée de barbare et de tartare pour s’attaquer sinie die aux policiers sans même chercher à parlementer ? Vous raconter vos petites vies de cabarets et de quartiers mal famés des non-lotis puants !!

Par Kôrô Yamyélé


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