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Sexe : chatte, minou... D`où viennent ces mots qui parlent de nos parties intimes ?  20 septembre 2017
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ZOODOINTIMITE.Il en existe des mots pour parler du sexe féminin. Mais savez-vous vraiment d’où ils viennent et pourquoi, souvent, ils renvoient à quelque chose de négatif ?

"Je me fais sucer la friandise, je me fais caresser le gardon / Je me fais empeser la chemise, je me fais picorer le bonbon", chantait Colette Renard en 1963 dans l’inoubliable et provoquant Les Nuits d’une demoiselle.

Vous l’aurez compris, la chanteuse française raconte dans une longue suite de vers comment elle fait l’amour. Le vocabulaire argotique employé est riche, les tournures de phrases bourrées d’humour et nous montre à quel point la langue française ne manquait pas de créativité, il y a encore peu de temps, lorsqu’il s’agissait de nommer les parties intimes féminines.

Aujourd’hui, ces mots sont tombés l’oubli, remplacés par des expressions plus vulgaires ou moins recherchées. D’où viennent-ils ? Pourquoi sont-ils dans une majorité des cas des termes négatifs, utilisés parfois comme insultes ? Réponses.

1. Chatte

Qu’elles soient au féminin ou au masculin, les parties intimes des femmes sont très souvent renvoyées à ces termes issues du monde animalier ("chatte" et ses variantes félines telles que "minou", "minette", "minet"). Il est d’ailleurs difficile de déterminer l’origine de ces appellations.

Si la métaphore de la fourrure qui aime les caresses semble remporter l’adhésion du grand public (mais pas forcément celle de l’originalité), le mot viendrait en fait de "chas", à savoir le trou de l’aiguille dans lequel on passe le fil à coudre. Inutile de vous faire un dessin, n’est-ce pas ?

2. Schneck

Étymologiquement, ce terme vient de l’allemand qui veut dire "escargot", "limace". Mais comme le dictionnaire de L’internaute l’indique, "schneck" vient également de l’argot contemporain et désigne "le sexe féminin, précisément la vulve".

C’est un terme que l’on n’emploie pas par amour de cette partie du corps féminin. Il est "toujours employé sous une forme péjorative et insultanteà l’égard de la gent féminine". À ne pas utiliser dans toutes les conversation.

3. Foufoune

Chez nos amis québécois, le terme s’emploie en pluriel et désigne "les fesses" tandis qu’en français, la foufoune au singulier renvoie bien au sexe féminin. Son origine semble cependant difficile à identifier.

4. Con

C’est le moment de vérifier si vous avez écouté pendant vos cours de latin au collège. Car "con", avant d’être une insulte, vient de "cunnus", qui signifie en latin "fourreau" ou "gaine". Associé à lingus, il devient alors cunnilingus, une pratique sexuelle orale qui, comme vous le savez peut-être, consiste à venir titiller les parties intimes d’une femme avec sa langue.

5. Abricot

L’abricot ou la figue, prune, berlingot... peu importe comment vous l’appeler tant que la forme du fruit, une fois ouvert, rappelle étrangement celle d’une vulve. Au point d’ailleurs que l’artiste Stephanie Sarley en fait des vidéos un poil érotique.

Selon le linguiste Alain Rey, interrogé par le magazine Causette, cette manière de nommer les parties intimes des femmes date d’avant le 18ème siècle où "le vocabulaire relatif à l’entrejambe féminin était très fleuri et positif".

La négativité et la dérision sont venues plus tard. "C’est le signe que la langue française est extraordinairement antiféministe", affirme le spécialiste. Tiens, tiens, étonnant non ?

Rtl.fr

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Il y a 1 commentaire(s) pour cet article

posté le 23 septembre 2017, par Raogo

t’as oublier "Nenuphar" pour aussi designer le "Mont venus" de nos tendres et savoureuses femmes et second bureau !


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