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Rencontre Simon Compaoré - partis politiques : plus de 19 communes ont toujours du mal à fonctionner  10 janvier
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ZOODOACTU.Le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré s’est entretenu avec les partis politiques ce mardi 10 janvier 2017, à Ouagadougou. La question des collectivités territoriales était au cœur des échanges.

Sept mois après les élections municipales du 22 mai 2016, plus de 19 communes rencontrent toujours des difficultés pour fonctionner. En vue de résoudre ces problèmes, Le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré a rencontré les partis politiques ce mardi 10 janvier 2017, à Ouagadougou. L’objectif de la rencontre, selon Simon Compaoré était d’informer les partis politiques des démarches entreprises par son ministère conformément à l’article 252 du code des collectivités territoriales. A en croire, le ministre Compaoré, cet article stipule que lorsque le fonctionnement d’un conseil municipal se révèle impossible, l’Etat central peut prononcer sa dissolution en vue d’entreprendre des élections partielles. C’est au regard de ces dispositions que, Simon Compaoré a jugé nécessaire de s’entretenir avec les partis politiques afin d’échanger sur les actions à entreprendre après les multiples démarches entreprises par son département pour résoudre les difficultés qui entravent la mise en place des exécutifs locaux. « Malgré les démarches et le temps qui a été donné par l’Etat aux bonnes volontés sur le terrain et aux conseillés, il n’a pas été possible jusqu’à l’heure où je vous parle d’obtenir la sérénité pour l’élection des maires. Donc il y a l’article 252 du code général des collectivités territoriales qui est clair en la matière et qui nous amène effectivement à l’appliquer aujourd’hui », a soutenu le ministre Simon Compaoré. D’après lui, des discussions sont en cours avec la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour voir sa disponibilité au cas où le conseil des ministres venait à donner son accord pour l’organisation des élections partielles dans ces communes concernées.

19 communes, 3 réalités différentes
A entendre le premier responsable du ministère en charges des collectivités territoriales, les 19 communes qui ont toujours du mal à fonctionner peuvent être classé en trois catégories. Il s’agit des communes dont les organes dirigeants n’ont pas pu être mis en place malgré la tenue des élections municipales du 22 mai 2016.
Ce sont les communes de Barani et de Kogni dans la Boucle du Mouhoun où malheureusement des pertes en vie humaines et des blessés ont été enregistrés dans le cadre de la désignation des exécutifs locaux, les communes de Zabré, de Kantchiari, de Karangasso- Vigué et l’arrondissement numéro 4 de la ville de Ouagadougou.
Des communes qui ont mis en place leurs exécutifs locaux mais qui ne peuvent pas se réunir pour travailler compte tenu des tensions qui existent au sein des conseils municipaux. Ce sont entre autres les communes de Kongori dans la Boucle du Mouhoun, de Saponé dans le Centre-Sud, de Dandé dans les Hauts-Bassins, de Zeytenga dans le Sahel.

Une démarche positivement appréciée par les partis politiques
Et enfin, des communes où le scrutin du 22 mai 2015 n’a même pas pu se tenir à cause des menaces d’affrontement entre les populations. Ce sont les communes de Béguédo dans le Centre-Est, de Broum-Broum dans le Sud-Ouest et Zogoré dans la région du Nord.
Les représentants des partis politiques présents à cette rencontre ont apprécié positivement les démarches entreprises par le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure. Toute fois ils ont faits des propositions au cas où des élections venaient à se tenir dans ces communes. Aboubacar Sawadogo du Congrès pour la démocratie et le Progrès (CDP) a suggéré que les personnes qui ont été responsables de ces troubles ne puissent pas se présenter aux élections partielles qui seront organisées pour restaurer l’ordre dans les communes concernées. Et sur cette question, le ministre Simon Compaoré dit compter sur la responsabilité des partis politiques étant donné qu’aucune loi n’est prévue dans ces cas de figure.

Yssoufou SAGNON
(Stagiaire)

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