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Tribunal militaire : " j’ai entendu Madi parlé de libération de généraux avec d’autres personnes ", un inculpé  7 janvier
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ZOODOACTU.Le procès du dossier Ouédraogo Madi et autres a repris ce vendredi 6 janvier 2017, au Tribunal militaire de Ouagadougou. Le fond du dossier a été enfin abordé.

Après le rejet des exceptions d’incompétence de la Cour et de nullité de la procédure par le tribunal, le procès du dossier Ouédraogo Madi et autres a repris ce vendredi 6 janvier 2017, au tribunal militaire de Ouagadougou. Une dizaine de prévenus a été entendu entre autres les caporaux, Dramane Coulibaly et Yemdaogo Bontogo, les soldats de première classe Pascal Kientega et Fulgence Bassolé. Il est reproché à ces militaires de l’ex-régiment de sécurité présidentielle d’avoir panifier une opération qui consistait à attaquer la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) en vue de libérer les généraux Gilbert Diendéré et Guibril Basssolé.

Premier à être appelé à la barre, le Caporal Dramane Coulibaly interrogé par le tribunal sur sa participation à cette réunion, indique qu’il a été contacté par son camarade Madi Ouédraogo lui disant qu’une rencontre entre camardes de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) allait se tenir chez lui à la maison sans pourtant lui dire l’ordre du jour. Le prévenu indique que le jour de la rencontre, il est arrivé en retard. « Quand je suis arrivé, j’ai vu que des camardes se chamaillaient alors je me suis renseigné et c’est là que j’ai découvert que l’ordre du jour était la libération de nos camarades détenus à la MACA. Je me suis dit que c’était de la plaisanterie. Alors je suis retourné chez moi », a indiqué le prévenu.

Des faits contestés par la grande majorité

A la question du tribunal de savoir si le caporal a rendu compte à sa hiérarchie quand il a su que la rencontre visait à libérer des prisonniers, il a répondu par la négative. « J’ai trouvé que cette rencontre était inutile et par conséquent je n’ai pas jugé nécessaire d’en parler à ma hiérarchie étant donné que je n’avais même pas de preuves », s’est défendu le caporal Dramane Coulibaly.

Le prochain appelé à la barre, le caporal Bontogo Yemdaogo, reconnait avoir participé à une rencontre chez le caporal Madi Ouédraogo. L’ordre du jour de cette rencontre a-t-il indiqué était de trouver des solutions pour la récupération de leurs matériels restés au camp Naaba Koom II après la dissolution du RSP. « Arrivé à la réunion Madi m’a demandé ce que j’avais perdu au Camp Naaba Koom II. Je lui ai dit que j’avais perdu 2 bœufs, 4 moutons, une télévision écran plat et une bouteille de gaz. C’est après cela que la libération des camarades détenus à la MACA s’est ajouté à l’ordre du jour », soutient-il. Interrogé par le commissaire du gouvernement à savoir s’il avait rendu compte à sa hiérarchie après cette rencontre, le caporal Bontogo Yemdaogo a répondu par la négative. « Je n’ai pas rendu compte à ma hiérarchie parce qu’il n’y avait plus la confiance. Quand mes matériels ont disparu, je l’ai informée et elle m’a dit qu’elle allait voir et après plus rien », répond-il.

Appelé à la barre, le soldat de première classe, Pascal Kientéga interrogé sur sa supposée participation à une réunion visant à libérer des personnalités militaires et à s’attaquer à des institutions du pays, dit ne pas être au courant de cette réunion.

« Comme je n’ai pas reçu de réponse à ma question alors je suis parti »

« J’étais de passage, quand j’ai vu déposées devant le domicile de Madi Ouédraogo, des motos de marque Gravita, propriété exclusive des ex-RSP. Alors je me suis arrêté et j’ai entendu Madi parlé de libération de généraux avec d’autres personne (ndlr : il n’a pu reconnaitre que Madi parmi ces personnes), alors je lui ai posé la question à savoir pour quelle raison ils voulaient libérer les généraux étant donné qu’il y avait des gens qui pouvaient empêcher qu’ils aillent en prison mais ils ne l’ont pas fait ? Je n’ai pas reçu de réponse alors à ma question alors j’ai démarré ma moto et je suis parti », a-t-il soutenu.
Le soldat de première classe, Fulgence Bassolé, a pour sa part reconnu avoir participé à la réunion. Il déclare que pendant qu’il était au terrain en train de faire du sport, il a été contacté par le caporal Madi lui disant qu’il voulait le voir. « Je l’ai dit que j’étais au terrain et qu’après mon sport, j’allais le rappelé. Quand j’ai fini de faire mon sport, je l’ai appelé et il est venu me rencontré et m’a conduit chez lui. Arrivez à la maison, il m’a informé qu’ils veulent tenir une rencontre pour aller libérer le général Gilbert Diendéré détenu à la MACA. J’ai donc accepté de participer à la réunion. Mais comme les gens tardaient à venir, alors j’ai demandé à Madi d’aller prendre ma douche vu que je venais directement du sport. Alors, il m’a promis de me faire le point le lendemain. Comme le lendemain il ne m’a pas appelé, je l’ai appelé et il m’a dit qu’ils n’ont pu rien décidé de concret et que la rencontre allait se poursuivre une autre fois et avant le jour fixé pour la deuxième rencontre, il a été arrêté », a expliqué le prévenu.

C’est dans cette ambiance que chaque prévenu appelé à la barre s’est défendu. Les auditions ce poursuivent ce samedi 7 janvier 2017 au tribunal militaire de Ouagadougou.
Bienvenu A.

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Il y a 2 commentaire(s) pour cet article

posté le 8 janvier 2017, par 1 burkina en avant

Il est nécessaire qu’on accepte nos faits et gestes dans ttes circonstances values.quoi qui coûte a ss militaires d dire la vérité aux yeux du peuple si on va vous pardonner c’est ça ou l cas contraire.et j’appelle ts militaires rang de faire preuve de maturité de loyauté et l’amour du risque pour la nation mais pas aux intérêts fins de quelques individus.L’armée s n’est pas la boursse comme ls dosos rentreent en brousse pour la chasse.Même le koolwéogho fait des comptes sa hiérarchie.Mais pourquoi chez vous ça n’a pa été le cas mes chers troubleurs...maintenant assumer vos actes impitoyables et barbarisme qui allaient laissé des orphelins sur terres burkinabé.Que Dieu ns pardonne tous !!!


posté le 8 janvier 2017, par 1 burkina en avant

Il est nécessaire qu’on accepte nos faits et gestes dans ttes circonstances values.quoi qui coûte a ss militaires d dire la vérité aux yeux du peuple si on va vous pardonner c’est ça ou l cas contraire.et j’appelle ts militaires de rang de faire preuve de maturité de loyauté et l’amour du risque pour la nation mais pas aux intérêts fins de quelques individus.L’armée s n’est pas la boursse comme ls dosos rentrent en brousse pour la chasse.Même le koolwéogho fait des comptes à sa hiérarchie.Mais pourquoi chez vous ça n’a pa été le cas mes chers troubleurs...maintenant assumer vos actes impitoyables et barbarisme qui allaient laisser des orphelins sur les terres burkinabé.Que Dieu ns pardonne tous !!!


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